Les aqueducs

sous le canal de l'Ourcq

Un aqueduc est un canal artificiel, cheminant en souterrain, à même le sol ou en aérien, ouvert ou fermé, destiné au transport de l’eau, selon une définition couramment admise.

Un aqueduc dans le méandre meldois Photo AFLO/ChR 2026
Le Canal de l’Ourcq compte environ 50 aqueducs.

Ces annexes très importantes permettent la circulation des rus et rivières par-dessous le Canal ou évitent l’accumulation des eaux de ruissellement en arrière des talus de la berge droite qui, outre le fait de provoquer des inondations durables exerceraient de fortes pressions hydrauliques préjudiciables à l’intégrité de l’ouvrage.

On peut les classer comme suit :

—  Des aqueducs ayant aussi un rôle de pont et/ou de tunnel

Bâtis avec des pierres de taille ou des moellons de calcaire et pavés de grès, ils ont des dimensions importantes et permettent la circulation humaine en station debout, même s’ils ne sont pas conçus à cet effet. Très souvent en voûte « romane »

—  Des aqueducs simples, tout en pierre, tunnels étroits

Beaucoup plus petits que les précédents, mais conservant leur modèle, restant franchissables pour des raisons techniques d’observation ou d’entretien, mais à quatre pattes ou en rampant ! Certains sont réalisés avec des canalisations de grand diamètre.

—  Des aqueducs busés, pierre et métal

Ce sont les plus petits, absolument impénétrables par un homme, généralement réalisés avec des tuyaux de fonte de petit ou moyen diamètre, en nombre variable Par ailleurs, pour les deux dernières catégories, on peut observer deux structures bien particulières.

  1. Lorsqu’il s’agit de permettre la traversée d’un flux dont le niveau d’arrivée au canal est bien inférieur à celui du lit du canal, l’aqueduc est classique, ses deux extrémités bien visibles et à l’horizontale.
  2. Si, à rebours, le niveau d’arrivée n’est pas suffisamment inférieur à celui du lit du canal, l’aqueduc est dit à puisard.
    Ledit puisard étant creusé en berge droite.
  3. Dans ce cas, seule l’extrémité de sortie, sous la berge gauche, est horizontale et visible.
    L’extrémité d’entrée, en berge droite, n’est visible qu’au fond du puisard dans lequel se déverse le flux à éliminer, à une profondeur variant selon le niveau d’arrivée.
    Il n’est pas rare que le puisard collecte plusieurs arrivées.